vendredi 3 juin 2011

La meilleure solution est la réduction à la source!

C'est le mercredi 25 mai que s'est tenue la visite du centre de tri de la Société Via à Lévis. L'événement, organisé par Écologistik, avait pour mission de sensibiliser les participants à la gestion des matières résiduelles à la maison et en majeure partie au sein d'événements de tout genre puisque cette gestion requiert différentes connaissances.

Voici donc, en résumé, quelques notions importantes à retenir :

À savoir :

  • Le recyclage est un processus en boucle fermée (cycle) qui est aussi bon que son plus faible maillon, incluant notre rôle comme citoyen et promoteur. Ainsi, le tri des matières est une étape entre la récupération du contenu de nos bacs et la revente des matières à des revendeurs ou à des transformateurs.
  • Les matières sont divisées en environ 25 types, pour ensuite être compactées et mises en ballots pour faciliter leur transport à la prochaine étape de traitement ou de transformation.
  • Le % des types de matières générées lors des événements (Consortium Écho-Logique : 2009) :
Fibre : 2 %; carton : 25 %; PVM : 65 % (surtout le plastique et le verre, un peu de métal); compost : 6 %; bois : 4%; RDD (piles, peintures, huiles usées, aérosols) : 0,03 %.
  • La récupération de type pêle-mêle tend à devenir la norme, puisqu’elle est plus facile à traiter avec l’utilisation des nouvelles technologies de tri, en comparaison des impacts de traitement à la source de divers types de matériaux pris séparément, sans garantie de qualité d’homogénéité.

Chiffres frappants à retenir :

  • Le tri est un processus manuel et automatisé qui traite environ un camion (6 tonnes) d’articles en 6 à 12 minutes.
  • Il en coûte environ 1 000 à 1 200 $ la tonne pour trier des sacs de plastique, pour une revue de vente évaluée à environ 7 $ la tonne! (vous comprenez pourquoi plus personne ne veut de ces sacs!)
  • Les coûts de rejet d’un centre de tri dépassent en dollars ses profits, pour une estimation d’environ 1 million $ pour Lévis. Selon la taille et le niveau d’automatisation du processus, les rejets peuvent être de 8 à 30 % des matières traitées. Heureusement, le centre de Lévis et de Québec se situe autour de 8 % et tend à diminuer avec l’intégration de nouvelles technologies.

Facteurs clés de succès pour assurer un processus de recyclage adéquat :

  • Travailler en amont (sensibiliser les utilisateurs avant l'événement). La valorisation des matières lors d’événements sans travail en amont est de 57 % pour 43 % de déchets ultimes (données du consortium Écho-Logique). Pour les EER (événement écoresponsable), donc ceux qui ont fait l’objet d’un travail en amont, les déchets ultimes peuvent varier entre 0,3 et 17 % (écocitoyenneté en 2007 par UQAC).
  • La vaisselle et les sacs compostables ne sont pas compostés au Québec (privilégier la vaisselle lavable ou en carton).
  • Les articles laissés souillés dans votre bac contribuent à souiller ceux qui ont été diligemment nettoyés par les autres. Il n’est pas souhaitable d’utiliser des litres d’eau pour en faire le lavage. Il suffit de les vider et faire le maximum pour enlever la plus grande partie des résidus. Par exemple, pour un pot de beurre d’arachide, il ne suffit que de laisser un peu d’eau et de savon durant la nuit pour diluer et enlever la plus grande partie des résidus du contenant.
  • Fermer les bacs ou utiliser des conteneurs fermés pour le papier et le carton en cas de pluie. Le papier complètement mouillé, en plus de contribuer à souiller le papier sec, se détache sur la ligne de tri et peut ne pas être recyclé, mais plutôt finir au centre d’enfouissement.
  • Les cartons à pizza sont compostables ou recyclables s’ils ne sont pas trop souillés.

  • À la maison, séparer les couvercles des contenants, puisque souvent ils ne sont pas du même type de matériau.

  • Ne pas mettre en sac les articles qui doivent aller dans le bac de recyclage, car ils devront de toute façon être déballés. Pour les promoteurs d'événements, idéalement ouvrir les sacs ou éviter d'envoyer les matières dans des sacs. Donc, effectuer un pré-tri sur place.

  • Lors d’événements ou d’activités générant de grands volumes de recyclage, il est moins coûteux de récupérer et d’acheminer la matière dans de grands sacs avec un camion de type cube plutôt que de devoir utiliser un camion compacteur beaucoup plus dispendieux à utiliser.

  • La qualité des matières est essentielle. Quelques traces de nourriture sur les contenants et le carton sont acceptables, pourvu qu’ils ne soient pas complètement souillés, ce qui aurait comme impact d’altérer la qualité des matériaux récupérés. Le refus d’un transformateur d’acheter et d’utiliser des matériaux non conformes à la qualité exigible entraîne le retour des matériaux triés et traités au centre d’enfouissement, éliminant tout gain potentiel pour l’environnement, en plus d’augmenter l’impact des traitements énergivores inutiles. Pour les promoteurs, il est donc nécessaire de positionner une personne presque à chacune des stations de tri pour éviter les taux de contamination élevés (dans la majeure partie du temps une contamination par la nourriture).

  • Les plastiques #3 (plastique rigide semi-opaque) et #6 (styromousse) ne sont pas recyclables, ainsi que tous les plastiques sans code. Il suffit donc de choisir un produit qui n’utilise pas ces plastiques et d’aller vers un autre produit compétiteur qui utilise les plastiques récupérables (#1-2-4-5-7). Ces plastiques #3 et 6 ou sans code, lorsque mis dans votre bac de récupération, finissent au centre d’enfouissement, en plus d’avoir gaspillé de l’énergie et de la capacité de traitement inutilement.

  • Les matières collées entre elles par la saleté (souillées), par le carton/papier mouillé ou autre, ne peuvent souvent pas prendre le bon chemin du tri et finissent au centre d’enfouissement.

  • Dans le doute, vos articles devraient se retrouver dans votre bac à rebuts et non dans celui du recyclage, car il y a de fortes chances qu’ils finissent au même endroit, soit au centre d’enfouissement, et ne devraient donc pas consommer de ressources de traitements inutilement.

Pour conclure, la qualité de vos actions dans le tri et la qualité des articles mis dans les bacs de récupération influencent tout le processus de traitement ainsi que le résultat souhaité pour l’environnement. « Garbage in, garbage out ». Le cycle du recyclage est donc la responsabilité de tous, car une mauvaise pratique met en péril l’aboutissement de vos efforts. Pour fermer la boucle ou le cycle du recyclage, chacun doit faire sa part.

Nous tenons à remercier madame Catherine Boily, écoconseillère, madame Anne Méthot, conseillère en développement du Mouvement Desjardins, madame Guylaine Bernard, coordonnatrice opérations, environnement et développement durable de l'Université Laval, madame Nadine Pradet, coordonnatrice du DD chez MEC, monsieur Alain Fiset, conseiller principal chez CGI, monsieur Francis Ménard, directeur des événements spéciaux chez Consortium Écho-Logique et les autres passionnés participants pour leur participation à l'événement.

Un merci particulier à monsieur Alain Fiset, conseiller principal chez CGI, pour sa participation à larédaction de cet article.



Ainsi qu’à madame Véronique Prince, responsable des communications à la Société Via, pour son accueil.

dimanche 29 mai 2011

POUR VOUS GUIDER DANS LES GUIDES

Plusieurs guides sont offerts afin d’orienter les organisateurs d’événements dans les méandres de l’écoresponsabilité (voir la liste des références au bas de la page). Afin de choisir le guide qui vous conviendra, il faut d’abord connaître vos besoins et les objectifs que vise votre événement. Certains guides étant plus complets et ayant une visée autant pratique que pédagogique, choisissez votre guide selon votre degré de connaissances quant à l’organisation d’événements écoresponsables. Encore mieux, combinez plusieurs guides afin d’assurer l’atteinte de tous vos objectifs! Écologistik a voulu vous présenter les thèmes communs aux différents guides et partager avec vous ses coups de cœur.

Thèmes communs aux différents guides

Achats et locations
Préférez la location lorsque possible. Sinon, optez pour des achats et fournisseurs locaux. Les produits pourront évidemment être équitables, bios et/ou certifiés. Équiterre offre sur son site Internet une liste de grossistes et distributeurs de marchandises équitables. Pensez à appliquer ces conseils lorsque vous offrez des produits promotionnels aux participants.



Alimentation


Encore une fois, les fournisseurs locaux sont à privilégier. Pensez à utiliser de la vaisselle lavable et réutilisable ainsi qu’à limiter les aliments emballés de plastique. Vous pourriez également créer des menus végétariens ou faits à base d’aliments saisonniers. Prévoyez des portions réalistes afin de limiter les surplus et compostez. Si, malgré vos efforts, vous avez des excédents de nourriture, pensez à les offrir à des organismes de bienfaisance.


Communications/affichage


Offrez une version électronique du programme de l’événement plutôt que de faire imprimer des centaines de copies d’un livret de programmation. Vous sauverez des arbres et économiserez de l’argent! Dans la même veine, vous pourriez créer un site Internet afin de faciliter la diffusion des informations concernant votre événement au grand public. Et pourquoi ne pas offrir sur votre site la possibilité de voir certaines conférences en direct sur le Web? Ce type de vidéo-conférence est de plus en plus utilisé dans le milieu événementiel et permet de limiter les longs déplacements. Pour vos publicités et affiches avant et pendant l’événement, utilisez du papier recyclé et écrit des deux côtés, si possible. Pendant l’événement, vous pourriez même opter pour des tableaux effaçables plutôt que des affiches pour guider les participants ou pour faire des annonces.

Eau et énergie


Économie est le mot d’ordre. Ainsi, privilégiez l’eau du robinet aux centaines de bouteilles de plastique polluantes. Diminuer la climatisation ou le chauffage est une bonne manière d’économiser l’énergie tout comme l’utilisation d’un éclairage LED. Finalement, soyez vigilant lorsque vous choisissez votre équipement audiovisuel, car certains sont plus énergivores que d’autres.


Gestion des matières résiduelles

La gestion des matières résiduelles est une partie importante de tout événement se voulant être écoresponsable. Celle-ci est basée sur le principe des 3R-V. Il faut savoir que différents contenants de récupération et de tri sont disponibles sur le marché. Écologistik peut vous aider à vous y retrouver à l’aide de sa liste de matériel qui est disponible en ligne ici. Afin de s’assurer du bon déroulement du tri pendant l’événement, il est conseillé de former une équipe verte. Cette équipe aura la responsabilité d’informer les participants de la marche à suivre et de s’assurer que le tri est fait comme il se doit. Certains organisateurs d’événements postent même une personne-conseil à chaque bac de tri. Des affiches claires et détaillées doivent également être disposées de façon stratégique pour bien indiquer les rudiments du tri. Recyc-Québec offre d’ailleurs une série de pictogrammes pouvant être reproduits et apposés sur vos contenants de récupération.

Programmation, animation et décoration

Limitez le plus possible la décoration et évitez ce qui est polluant et non recyclable comme les banderoles et les ballons. Afin d’embellir le décor, optez pour des fleurs et plantes en pots. Certains organisateurs d’événements mettent sur pied des programmes d’engagement volontaire afin d’inciter les participants à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) dus à leurs déplacements. Bonne idée! Ainsi, vous pourriez, sur votre site Internet, indiquer certains sites d’organismes offrant des crédits de carbone (pour plus d’information sur les crédits de carbone, voir l’article Compenser ce que nous ne pouvons empêcher.). Vous pourriez même organiser un concours afin de récompenser le participant ayant la plus petite empreinte écologique!

Transports/Lieu et hébergement

Assurez-vous que l’endroit où se déroule votre événement soit desservi par les transports en commun. Sur votre site Internet, indiquez toutes les informations nécessaires afin de faciliter le déplacement des participants. Vous pourriez aussi choisir de réserver une partie de votre budget à la compensation des GES. Les organismes offrant un tel service possèdent sur leur site Internet un calculateur qui, en prenant en compte le nombre de participants, le type de transport utilisé ainsi que le kilométrage moyen des participants, vous donnera le montant à investir pour être carboneutre (cliquez ici pour plus d’information). Une autre bonne solution afin de diminuer les émissions de GES associées à votre événement est d’offrir un système de covoiturage. Certaines entreprises tel le Réseau de covoiturage facilitent la mise sur pied d’un tel système. Si votre événement se déroule dans des endroits quelque peu dispersés ou pour faire la navette entre le lieu d’hébergement et l’endroit où se déroule votre événement, vous pourriez même mettre des vélos à la disposition des participants! Quant au lieu de l’événement, préférez des établissements dits « verts » et assurez-vous que les participants pourront être hébergés tout près de l’événement afin de réduire les déplacements.

De son côté, la Norme en gestion responsable d’événements du Bureau de normalisation du Québec (norme BNQ 9700-253) divise l’organisation d’événements en cinq grandes catégories de responsabilités : 1) la sélection des fournisseurs; 2) la gestion du matériel, des sources d’énergie et de l’eau; 3) la gestion des matières résiduelles; 4) la sélection de l’alimentation et; 5) la sélection des moyens de transport. Comme vous pouvez le constater, certaines catégories d’actions responsables que l’on retrouve dans les guides recoupent celles du BNQ.


CARACTÉRISTIQUES DES GUIDES ET COUPS DE COEUR

Pour les débutants, nous conseillons les guides plus complets ayant non seulement une visée pratique mais aussi pédagogique. Par exemple, certains décrivent les impacts environnementaux et sociaux d’un événement ou offrent une typologie des événements écoresponsables. Le Guide de la chaire en éco-conseil de l’UQAC ainsi que le Guide du campus de l’Université Laval en sont de bons exemples. D’autres guides expliquent les bases de l’organisation d’événements en général en établissant la liste des étapes fondamentales tels l’énoncé des besoins et des objectifs de l’événement, la planification, le bilan et l’évaluation. Très complet, ce genre de guides est davantage pour les novices. Il est à noter que certains guides offrent aussi plusieurs références (adresses, courriels, sites Internet, numéros de téléphone) afin de vous donner le plus d’outils possible pour la réalisation de votre événement.

Pour les plus expérimentés, Écologistik vous conseille des guides plus courts allant droit au but tel le Guide thématique 2011 de Repentigny. Notre coup de cœur : les outils présentés sous forme d'aide-mémoire et de grille de détermination des impacts environnementaux. Le Guide d’organisation d’événements écoresponsables de la Ville de Montréal ainsi que celui du Regroupement québécois des femmes en environnement (RQFE) en sont de bons exemples. Très pratiques pour ne rien oublier! Car c’est une chose de connaître la théorie sous-jacente à l’organisation d’événements écoresponsables, ça en est une autre de mettre le tout en pratique. Nous apprécions aussi tout particulièrement la grille d’engagement et de bilan offerte dans le Guide de l’Université Laval. Un troisième et dernier coup de cœur d’Écologistik est l’outil Web ADERE provenant de la France. Cet outil d’Auto Diagnostic Environnemental pour les Responsables d’Événements est particulièrement bien fait. À l’aide d’une série de questions découpées en six thématiques, il analyse l’organisation de votre événement (avant, pendant et après) et évalue l’impact environnemental de celui-ci tout en vous donnant des conseils pour être encore plus vert.


En conclusion, une grande diversité de guides vous est offerte. Soyez curieux, explorez les guides, utilisez ce que vous préférez selon vos besoins et les objectifs de votre événement. Bon événement!

LISTE DES GUIDES

Guides québécois
Outil français
  • ADERE : un outil d’Auto Diagnostic Environnemental pour les Responsables d’Événements.
Anne-Sophie Gousse-Lesssard en collaboration avec Marie-Claude Dufour

mercredi 18 mai 2011

La coopétition en soutien à notre mission!

Qu'est-ce que la coopétition?

Selon Wikipédia, la coopétition c'est un mélange des deux mots coopération et compétition (concurrence). Il s'agit d'un mot-valise (comme modem, codec). La coopétition est la collaboration opportuniste entre différents acteurs économiques qui, par ailleurs, sont des compétiteurs. Il s’agit d’une mutualisation des compétences de deux entreprises concurrentes.(Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Coop%C3%A9tition)

Les premiers auteurs à développer sur la notion de « coopétition » sont Barry Nalebuff et Adam Brandenburger en 1996. (http://mayet.som.yale.edu/coopetition/index.html)

En tant que fondatrice d'Écologistik, je m’intéresse ainsi à la notion de coopétition depuis un certain temps. D'après ma compréhension du phénomène, qui est de plus en plus populaire, la coopétition est devenue pour moi une stratégie originale de gérer ma compétition dans le marché.

Cette vision de voir mon entreprise, qui œuvre pour le développement durable, dans le marché, correspond exactement aux principes de développement durable et est en lien direct avec mes valeurs. Telle une relation proie/prédateur devenant une relation de coopération devant une plus grande menace, j'aime penser que mes compétiteurs sont des partenaires et qu'ensemble nous travaillons tous pour le même objectif qui est celui de diminuer l'impact négatif d'événements publics et privés. Dans le concret, si un client m'approche pour une offre de services dans une région éloignée de notre siège social, sans hésiter il me fera plaisir de transmettre les coordonnées d'un compétiteur partenaire qui offre les mêmes services pour cette région, et ce, dans le but de diminuer les émissions de gaz à effet de serre que pourrait engendrer le déplacement de mon équipe.

Il va sans dire qu'en adhérant à cette vision, il faut prendre soin de protéger sa propriété intellectuelle afin de ne pas dévoiler un avantage concurrentiel.

Une autre des citations sur la coopétition vient définir exactement ma manière de voir les choses et d'expliquer ma grande transparence au sein de mon entreprise. « La coopétition devient souvent une nouvelle forme de « compétition transparente » qui éloigne des concurrents de la mentalité où la fin justifie les moyens. En étant le plus ouvert possible, ne permet-on pas au secteur de notre activité de s’améliorer et de générer davantage de besoins qui pourront « faire vivre » davantage de personnes/entreprises dans ledit secteur?

(http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2008/07/la_coopetition_collaboration_comptition.html)

Nous sommes donc heureux de vous présenter une entreprise, Écoévénement, qui vient de pénétrer le marché en éco-conseil pour des événements de toutes sortes. Celle-ci est située à Drummondville et offre différents services encore une fois pour diminuer l'impact négatif des événements.

Voici des liens vers les services offerts par cette entreprise :
http://www.blocvert.qc.ca/
http://www.blocvert.qc.ca/pdf/Dep_ecovenement.pdf

Longue vie à ceux qui souhaitent collaborer avec nous et « tant pis » pour ceux qui passent leur énergie à avoir peur de leur voisin!


Marie-Claude Dufour
Directrice Écologistik

mardi 3 mai 2011

POUR UN MARIAGE DURABLE!

Et ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps… Il est plutôt difficile de prévoir la durée d’un mariage, mais il est possible d’en orchestrer un qui soit écologiquement durable! Toujours plus en vogue, les mariages écolos se présentent comme une alternative originale, économique et écologique pour toute personne soucieuse du sort de la planète.

La Fondation David Suzuki et Équiterre, tout comme une panoplie de sites Internet, proposent des trucs et astuces pour un mariage vert réussi. Il suffit d’avoir un peu d’imagination et de retenir le principe des 3R-V, c’est-à-dire la Réduction à la source, le Réemploi, le Recyclage et la Valorisation (http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/Client/fr/gerer/travail/dechet-boulot/3rv.html). Voici quelques propositions inspirantes pour les organisateurs voulant être écoresponsables.

Les invitations

Plusieurs invités = beaucoup de déchets. Il faut bien choisir et réduire le nombre de convives. Tant pis pour l’arrière-grande-tante que vous ne voyez jamais, vous priorisez la planète! Pour les invitations, choisissez des faire-part en papier recyclé, écrits à l’encre végétale ou encore mieux, des faire-part électroniques. La réponse est facile, rapide et c’est économique. Mon coup de cœur : créez votre propre site internet ou blogue où vous indiquerez tous les détails de la cérémonie (coordonnées, transports, code vestimentaire, photos, etc.). Profitez-en pour expliquer à vos invités votre choix d’un mariage vert.

La robe

Préférez la location ou le recyclage. Par exemple, Équiterre propose d’opter pour une création d’un designer québécois comme Harricana et Oui, je le veux… qui font de petites merveilles avec des tissus et fourrures recyclés. Afin d’épargner une séance de magasinage à vos invités, penchez pour un code vestimentaire décontracte et à la portée de tous.

La proximité

Sélectionnez des fournisseurs locaux (légumes, viandes, vins & cidres, etc.) qui vous garantiront un savoureux repas de qualité tout en minimisant le transport des marchandises. Pour votre cérémonie, sachez qu’au Québec, plusieurs lieux sont offerts par des musées ou parcs ayant pour mission la protection de l’environnement. Si toutefois l’attrait d’un mariage à l’étranger vous séduit, tournez-vous vers des endroits certifiés écotouristiques.

Un menu vert

Dans le menu ou comme cadeaux de remerciement, laissez-vous tenter par des produits bios et/ou équitables (ex.: vin, chocolat, café, thé). Démontrez votre écoresponsabilité en optant pour un menu végé., des produits de saison, du poisson issu de la pêche durable ou de la viande provenant d’un élevage artisanal. Évitez les surplus en prévoyant des parts réalistes et compostez. Certains choisissent même d’offrir les restants de table à des organismes venant en aide aux personnes défavorisées.

Un mariage carboneutre

Objectif : réduction des émissions de gaz à effet de serre. Via votre blogue ou votre page internet, indiquez à vos convives les directives incluant la possibilité d’utiliser les transports en commun ou créez facilement un système de covoiturage en rassemblant vos invités selon leur lieu de départ. Certaines entreprises comme le Réseau de Covoiturage facilitent la mise sur pied d’un tel système. Une solution simple et durable! Vous pouvez aussi proposer à vos invités de compenser en crédits de carbone leurs déplacements. Pour le transport des mariés, vous pourriez opter pour une classique, mais romantique balade en calèche, pour un trajet plus original en vélo tandem ou en vélo électrique avec la mariée sur le porte-bagage, ou pour un cortège piéton au travers des rues de la ville.

Déco écolo

Internet foisonne d’idées de déco! Plantes en pot, fleurs des champs, fleurs équitables sans pesticides, pétales flottants dans des vases, montage de fruits, etc. Utilisez votre imagination et parsemez votre décor d’éléments naturels, durables et réutilisables. Évitez ce qui se transformera en déchets polluants comme les ballons, guirlandes, boucles et centres de table jetables. Nappes en tissu et vaisselle lavable sont également de mise. Pour les cadeaux de remerciements, pourquoi ne pas opter pour des produits bios et certifiés, des pots d’herbes aromatiques, des confitures locales, des graines à planter, des chandelles faites de cire végétale, etc.

Liste de cadeaux


Le temps où l’on donnait des grilles-pains aux jeunes mariés est révolu. En plus de l’argent, votre liste verte pourrait contenir des produits naturels ou recyclés, des cours de jardinage bio, des livraisons de fleurs pendant un an… Si vous vous sentez généreux, vous pourriez même encourager vos convives à verser un don à l’organisation de votre choix ou demander qu’un arbre soit planté en votre nom. Laissez aller votre imagination!

Que vous soyez l’organisateur de votre propre mariage ou celui des autres, je vous souhaite de vivre un mariage des plus durables…

Anne-Sophie Gousse-Lessard pour Écologistik

mardi 12 avril 2011

La compensation crédit carbone vs la contrepartie financière ?

(suite de l'article COMPENSER CE QUE NOUS NE POUVONS EMPÊCHER)

Tel qu'exposé dans le précédent article, la compensation crédit carbone est l'action de compenser financièrement par l'achat de crédits carbones nos émissions de GES auprès d'organismes accrédités ou non! Ainsi, pour chaque tonne de CO2 émise, l’émission d’une tonne de CO2 peut être évitée.


De son côté, la contrepartie financière, en événementiel et selon les définitions de la nouvelle norme en gestion responsable d'événements du Bureau de normalisation du Québec, c'est un versement d'une somme d'argent à un ou des organismes d'intervention environnemental ou social reconnus afin d'équilibrer symboliquement les émissions de gaz à effet de serre générés. Ainsi, cette forme de compensation donne libre-choix aux planificateurs d'événements de compenser symboliquement chez l'organisme de son choix le déplacements des utilisateurs. Donc, celui qui correspond le mieux à ses valeurs.

Ainsi, dans le système de pointage de la nouvelle norme en gestion responsable d'événements, la contrepartie financière donne le choix aux planificateurs d'équilibrer les émission de ses GES par des crédits carbones ou de remettre une somme symbolique à l'organisme de son choix. Il est aussi possible de faire les deux ce qui augmente le niveau d'écoresponsabilité de l'événement.


Pour plus d'information contacter notre équipe : info­@ecologistik.ca.

Marie-Claude Dufour
Directrice

COMPENSER CE QUE NOUS NE POUVONS EMPÊCHER

Ce n’est une surprise pour personne, la plupart de nos moyens de transport polluent. Autos, taxis, avions… en brûlant ainsi des combustibles fossiles accumulés dans le sous-sol de la terre depuis des millions d’années, nous rejetons dans l’atmosphère des quantités considérables de dioxyde de carbone (CO2), un puissant gaz à effet de serre (GES) contribuant au réchauffement démesuré de la planète. Les organisateurs d’événements voulant être écoresponsables doivent tenir compte de cette réalité puisque le déplacement des participants et visiteurs vers l’événement représente une grande source de pollution.

Que faire?

Évidemment, la réduction à la source est un moyen efficace, les transports en communs ou actifs (ex.: le vélo) nous permettant de diminuer notre empreinte écologique. Mais lorsque nous n’avons pas le choix d’utiliser des véhicules polluants (car, ça arrive), sachez qu’il est possible de compenser financièrement nos émissions de GES! Ainsi, pour chaque tonne de CO2 émise, l’émission d’une tonne de CO2 peut être évitée. Ce nouveau geste écoresponsable est d’ailleurs de plus en plus adopté par les organisateurs d’événements voulant être carbo-neutres ainsi que par les simples individus désireux de diminuer leur impact négatif sur l’environnement.

Compenser, c’est quoi?

Le principe est simple : puisque le réchauffement climatique est global et sans frontières, une quantité donnée de GES émise à un endroit peut être compensée par la réduction ou la séquestration d’une quantité équivalente de GES à un autre endroit. Par exemple, en parcourant 500 km en auto (un aller-retour Montréal-Québec) vous émettez environ 0.1 tonne de CO2. Grâce aux crédits compensatoires, vous avez la possibilité de financer des projets (locaux ou internationaux) qui réduisent les GES de façon équivalente à vos émissions. Ici, vous achèteriez un nombre de crédits de carbone (offsets) équivalent à ce que vaut 0.1 tonne de CO2.

La plupart des organismes fournisseurs de crédits de carbone affichent sur leur site Internet un calculateur de GES (ex.: http://carboneboreal.uqac.ca/calculateur.php). Le montant à remettre est donc automatiquement calculé selon la quantité de CO2 émise par vos diverses activités tel le transport terrestre et aérien, les combustibles résidentiels utilisés (ex.: chauffage à l’huile) et les événements que vous réalisez. Dans le cas des événements, les calculateurs de GES prennent généralement en compte le nombre de participants, le type de transport utilisé ainsi que le kilométrage moyen des participants afin d’obtenir un calcul précis des tonnes de CO2 à compenser.

Où compenser?

Une recherche rapide sur le net vous démontrera qu’il existe divers projets offrant la compensation des émissions de GES. Certains d’entre eux contribuent à réduire de façon globale les émissions par le développement d’énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique. Par exemple, les organisations québécoises ZéroGES (http://www.zeroghg.com/fr/index.html), ZéroCO2 (http://zeroco2.com/) et Planetair (http://planetair.ca/) investissent l’argent amassé dans des projets d’énergie solaire ou éolienne (windfarm) un peu partout dans le monde.

Il est également possible de financer des projets de séquestration de CO2 par plantation d’arbres! En effet, par la photosynthèse, les arbres captent le CO2 de l’atmosphère. 25% du CO2 émis par l’activité humaine est d’ailleurs déjà capté par les plantes terrestres. En plantant de nouveaux arbres et en garantissant la pérennité de cette nouvelle plantation, on assure du même coup l’atténuation globale des GES atmosphériques. Le programme Carbone Boréal de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), par exemple, est une entreprise québécoise offrant ce service où 1 tonne de CO2 est compensée par la plantation d’environ 7 arbres (http://carboneboreal.uqac.ca/index.php).

Comment choisir notre fournisseur de crédits de carbone?

Le prix des crédits de carbone pouvant varier, vous pouvez préférer un fournisseur offrant un prix avantageux. Le type de projets dans lequel l’organisme investit peut également jouer dans la balance. À vous de choisir si vous préférez investir dans un projet local ou international, d’énergies renouvelables ou de plantation d’arbres, etc. Dans tous les cas, il est important de vérifier la certification des projets de compensation. Les principaux crédits du marché qui sont réglementés et certifiés par le protocole de Kyoto sont le Gold Standard (VGS), le Climate Action Registry (CAR), le Voluntary Carbon Standard (VCS) et le Chicago Climate Exchange (CFI). Ces certifications vous garantissent de contribuer de façon réelle et positive à la diminution de l’effet de serre et du réchauffement climatique. Pour plus détails, je vous conseille de visiter le site Internet de la Fondation Suzuki afin de faire un choix éclairé dans l’achat de crédits compensatoires de carbone : http://www.davidsuzuki.org/fr/

Le changement de nos habitudes de vie et la réduction à la source demeurent des moyens importants et efficaces afin d’aider la planète. Toutefois, que vous soyez un simple individu ou un organisateur d’événements, la compensation des GES est une alternative à considérer lorsque vous ne pouvez empêcher vos émissions.


Anne-Sophie Gousse-Lessard pour Écologistik

mardi 22 mars 2011

AMERICANA : REPENSER LE FUTUR









C’est sous le thème de l’énergie que se déroule, du 22 au 24 mars au palais des congrès de Montréal, la 9e édition biennale d’Americana, le salon international des technologies environnementales. Ce salon d’exposition est une initiative du RÉSEAU environnement, un important regroupement de l’industrie environnementale du Québec. Americana ce veut être un outil efficace pour le développement des marchés et de l’expertise des organisations qui y participent.


L’ampleur de l’événement est impressionnante! Ce sont 50 pays, 200 conférenciers, 350 exposants et plus de 8000 participants provenant de divers domaines (ingénieurs, consultants, gouvernements, universitaires, associations, etc.) qui se rencontrent afin de discuter, entre autres, de la place des énergies renouvelables et du développement durable dans les grandes entreprises. En plus de créer des occasions d’affaires, Americana a pour objectif de « stimuler l’avancement des technologies utilisées pour régler les nombreux problèmes environnementaux sévissant partout dans le monde ».

Non seulement ce salon international a un impact bénéfique dans la mesure où il démontre qu’il est possible d’intégrer de façon économique les technologies vertes dans les solutions pour l’avenir des entreprises, mais il prêche également par l’exemple. En effet, les organisateurs d’Americana s’engagent à limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES) ainsi qu’à diminuer la génération des matières résiduelles afin que l’événement soit le plus écoresponsable possible. L’objectif carboneutre tentera d’être atteint de deux façons bien concrètes. Dans un premier temps, le salon propose à ses participants le covoiturage en s’associant au Réseau de Covoiturage anciennement connu sous le nom de Covoiturage Montréal (http://www.covoiturage.ca/index.asp). Dans un deuxième temps, les organisateurs du salon d’exposition s’engagent à compenser financièrement les émissions de GES qui sont estimées à une centaine de tonnes! Lors de l’inscription en ligne, les participants sont également invités à compenser leurs émissions. Tout l’argent ainsi collecté sera remis au programme Carbone Boréal de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). L’évaluation des émissions de CO2 et leur compensation financière est un moyen de plus en plus utilisé par les organisateurs d’événements afin de réduire leur empreinte écologique. Ceci fera d’ailleurs l’objet d’un prochain article. Fait intéressant, il est également possible, en tant qu’individus, de réduire notre impact environnemental en compensant les GES émis lors de nos déplacements! (Pour plus d’information, voir par exemple le site de Carbone Boréal : http://carboneboreal.uqac.ca/)

L’objectif zéro-déchets, quant à lui, tentera d’être atteint par diverses mesures telles que l’utilisation de vaisselle lavable, d’eau en pichet plutôt qu’en bouteille ainsi que de sacs fait de matières recyclées. Des modules de récupération pour la collecte sélective seront également présents à plusieurs endroits sur le site.

Americana est donc, par son contenu et par la façon dont ce dernier est présenté, un modèle dans le monde événementiel écoresponsable ainsi qu’un moteur de changements pour les entreprises. Afin de connaître en détails le programme, je vous invite à parcourir le site officiel du salon : http://americana.org/Accueil

Anne-Sophie Gousse-Lessard pour Écologistik

mercredi 9 mars 2011

Le WOW responsable!

C'est hier soir, à Montréal, que se tenait le lancement de Bridge4Events, une entreprise offrant une plateforme Web dans le but créer un pont entre les planificateurs d'événements et les fournisseurs de l'industrie événementielle.

« Wow! » comme dirait un planificateur d'événements dont la mission repose sur ce mot! À mon arrivée, j’ai été stupéfaite devant le choix « tendance » du lieu ainsi que l'ambiance qui régnait. L’endroit était plein à craquer des plus grands planificateurs, fournisseurs et autres acteurs de l'industrie événementielle. Parmi ceux qui me viennent rapidement à l'esprit en tant que fille de Québec, il y avait l’Association MPI Montréal & Québec, le Centres des Congrès de Lévis, l'Hôtel Delta Montréal, la talentueuse Marianik Boisvert, sans oublier l'équipe de Bridge4Events et plus encore. Nous pouvions même trouver parmi les exposants un « bar à gloss ». Oui, oui, un « bar à gloss » qui a attiré de nombreuses demoiselles et dames qui souhaitaient fabriquer leur propre « gloss ». Était-ce pour la Journée de la femme? Non, pour le WOW!

Vous allez sûrement deviner qu'en entrant dans ces lieux magnifiquement WOW, je me suis posé la question suivante : mais quel WOW puis-je créer en termes d'écoresponsabilité événementielle, outre la récupération des matières recyclables, la compensation de carbone boréal souvent partiel, la sélection de fournisseurs locaux, etc.? Qu'est-ce qui ferait que toutes ces belles planificatrices en robe de soirée et beaux planificateurs en cravate opteraient pour des choix plus responsables tout en maximisant le WOW!

Ne sous-estimez pas à quel point j'aurais aimé être Albert Einstein et présenter, lors d'une tribune, l'une de mes formules entre le WOW glamour et le WOW responsable! Devrais-je offrir la location d’Ipads en termes de cahiers du participant pour l'ensemble des congressistes lors d'un congrès? Devrais-je offrir des services écoresponsables gratuits pour que tous déploient des efforts considérables sachant que l'écoresponsabilité est tributaire du budget et malheureusement dans la plupart du temps absente? Devrais-je être la première à inventer une navette volante électrique pour amener tous ces gens émerveillés vers un événement et qui sans hésiter accepteraient de modifier leur quotidien en covoyageant? Pour y arriver, devrais-je? Devrais-je?

Disons plutôt que j'ai décidé de commencer par, si vous me permettez l'expression, « mettre la charrue devant les bœufs » en offrant des services réalistes et réalisables. Mais soyez sans crainte, je me ferai un devoir de trouver le WOW nec plus ultra responsable au même titre que d'investir une somme intéressante dans la location d'un « bar à gloss ».

Faire le pont entre le WOW et l'écoresponsabilité, ça c'est ma mission!

Et vous, quel sont vos WOW devant un événement écoresponsable?


Marie-Claude Dufour

Directrice
Écologistik

lundi 28 février 2011

ÉVÉNEMENTS ÉCORESPONSABLES ET CERTIFICATION

De plus en plus, les organisations créatrices d’événements publics ou privés se soucient de l’environnement et veulent aider la planète en minimisant leur impact écologique. Depuis peu, le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) a créé une norme de gestion responsable d’événements spécifiant, par un système d’attribution de points, les exigences en matière de bonnes pratiques de développement durable (Norme BNQ 9700-253). Écologistik est d’ailleurs fière d’être la première entreprise québécoise à être certifiée par cette norme.


Le BNQ spécifie cinq domaines d’actions : 1) la sélection des fournisseurs, 2) la gestion des matières résiduelles, 3) l’application des 3RV (Recyc-Québec : http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/client/fr/gerer/ecole/3rv.asp), 4) l’optimisation des moyens de transport utilisés ainsi qu’une 5) alimentation responsable. Dans l’attente d’une certification, les entreprises soucieuses de leur impact environnemental peuvent se baser sur cette norme afin d’établir un plan d’actions écoresponsables.


L’Association de la maîtrise en environnement de l’Université de Sherbrooke (AMEUS) est un très bel exemple d’organisation qui s’inspire de la norme du BNQ afin que leur colloque annuel respecte l’environnement. Madame Gouaux, la coordonatrice du sous-comité écoresponsable, affirme d’ailleurs qu’ « au cours des années, cette volonté [d’être écoresponsable] s'est de plus en plus approfondie et surtout concrétisée par la mise en place d'un comité spécifique et de plan d'actions. ». Le 23e colloque de l’AMEUS portant cette année sur l’alimentation se déroulera ce vendredi le 25 février et visera l’atteinte de plusieurs objectifs découlant de la norme du BNQ. Parmi ces objectifs se retrouvent :


  • La collaboration avec 70% de fournisseurs locaux tel Viandes Sélectionnées des Cantons, Audiobec et Fruits et Légumes de l’Estrie inc.

  • La mise en valeur de produits bios et/ou équitables à l’aide de commanditaires tel Équita.

  • L’objectif « Zéro-Déchet » : En autres, le principe des 3RV est appliqué durant toutes les phases du colloque.

  • L’objectif « Zéro-Carbone » : Une plateforme de covoiturage a été créée, un minibus sera à la disposition des Montréalais et les émissions de gaz à effet de serre (GES) émis durant le colloque seront comptabilisées et compensées.

  • La sensibilisation des participants : Un mode d’inscription en ligne contenant des messages de sensibilisation est privilégié et une patrouille verte a été crée.

Pour en connaître davantage sur cet événement : http://pages.usherbrooke.ca/ameus/colloque/23e/pages/accueil.php

La certification par le BNQ est somme toute récente. L’AMEUS n’a pas attendu d’être certifiée pour se fixer de hauts critères d’écoresponsabilité et, de ce fait, est un exemple pour toute autre entreprise voulant se responsabiliser. Bravo!


Anne-Sophie Gousse-lessard pour Écologistik

lundi 21 février 2011

L’HIVER ET SES ÉVÉNEMENTS ÉCORESPONSABLES!

Loin d’être une saison morte, l’hiver nous a offert cette année encore plusieurs événements écoresponsables des plus excitants. Parmi eux, il y a eu le Mondial des cidres de glace de Rougemont (http://www.mondialcidresdeglace.com/) . Pour une quatrième année de suite, les organisateurs ont su, durant la belle fin de semaine de la St-Valentin, promouvoir d’une habile façon les produits bien de chez nous et élaborés avec passion par les producteurs artisans de partout au Québec. Les consommateurs québécois et étrangers ont pu déguster différentes variations du cidre de pomme, un produit polyvalent et unique en son genre, et découvrir plusieurs autres produits du terroir. Des activités familiales mettant de l’avant les saveurs locales ainsi que diverses conférences étaient également au rendez-vous. Une belle fierté québécoise!

Le Snowboard Jamboree de Québec qui s’est déroulé du 14 au 20 février est un autre bel exemple d’événement écoresponsable hivernal. Sur le site officiel (http://www.snowjamboree.com/gestevert), on constate que les organisateurs de l’événement se sont dotés d’une politique GesteVert. Parmi les objectifs de cette politique, soulignons entre autres la réduction à la source des matières résiduelles, la promotion du compostage ainsi que l’utilisation maximale des sources d’énergies fixes ou renouvelables. En plus de ce système de gestion environnementale, l’événement soutient également les actions solidaires en redistribuant des surplus alimentaires à des organismes d’aide aux personnes en difficulté ainsi qu’en promouvant le transport collectif avec la collaboration d’Amigo Express afin d’offrir gratuitement les déplacements dans le cadre de l’événement. Bravo!

D’autres événements tels l’Igloofest de Montréal ou le Festival feu et glace de Repentigny contribuent également à l’essor du mouvement écoresponsable. Comme quoi il est possible de voir du « vert » même lorsque les arbres ont tous perdu leurs feuilles! En espérant que d’autres emboîteront bientôt le pas...

Écrit par Anne-Sophie Gousse-Lessard pour Écologistik

jeudi 10 février 2011

Densité écoresponsable au colloque « La forêt au-delà de la fibre »!

J’ai eu la chance, le mardi 18 janvier dernier, de participer au colloque « La forêt au-delà de la fibre » tenu à l’Université du Québec à Chicoutimi et organisé par les étudiants du programme de deuxième cycle en éco-conseil.


Inspirés par l’Année internationale des forêts décrétée par les Nations Unies, les organisateurs ont tenu à braquer les projecteurs sur la diversité d’utilisation des forêts en invitant des conférenciers et des exposants qui y travaillent, qui la protègent, qui l’étudient, qui en vivent… de façon complètement différente.


Le colloque, point culminant d’une campagne d’une semaine organisée chaque année à l’UQAC, a réuni au sein de sa programmation diverses organisations telles que Forêt modèle du Lac-Saint-Jean, la Coopérative forestière de Girardville, Fortress Cellulose Spécialisée, le Parc national du Saguenay, FPInnovations, etc. Les thèmes abordés lors de l’avant-midi de conférences et l’après-midi d’ateliers étaient tout aussi variés que les organisations invitées; on a ainsi pu en apprendre et discuter entre autres du lien profond qui unit l’homme à la forêt, de la diversité de ressources encore méconnues en forêt boréale, de la forêt comme espace de divertissement, de la gestion collective des forêts et de l’émergence des bioproduits à base de cellulose.


L’événement, qui a réuni une soixantaine de personnes, se voulait évidemment écoresponsable et l’objectif zéro-déchet/zéro-carbone a été fixé par les organisateurs. Parmi les actions posées par le comité pour réduire la quantité de matières résiduelles et l’empreinte écologique de l’événement, notons celles-ci :


  1. Le comité a fait la promotion auprès des participants du covoiturage et du transport en commun, et a obtenu de la Société de transport du Saguenay le transport gratuit pour les étudiants et les employés de l’université, et ce, pendant toute la semaine entourant l’événement.

  2. Application du principe des 3NJ : achat de produits Non emballés, Naturels, Non loins et Justes. Par exemple, les fruits offerts aux participants étaient biologiques, québécois et non emballés.

  3. Le programme a été offert en format PDF aux participants afin de diminuer la consommation de papier.

  4. Le repas offert était végétarien et constitué entièrement de produits de la région. Toutes les matières résiduelles du repas étaient compostables, sauf quelques bouteilles de vin.

  5. Les participants étaient invités à apporter leur propre tasse; aucun verre jetable n’a été utilisé.

  6. Les t-shirts utilisés pour l’événement ont été légués au comité organisateur qui se chargera de l’édition 2012.

  7. Les affiches ont été récupérées et coupées afin de fabriquer des carnets de notes.


Le bilan? Selon Abbi Spencer, membre du comité organisateur, 0,81 kg de déchets ultimes ont été engendrés pour 13 kg de compost et 5,8 kg de matières recyclées. Les déchets ultimes étaient principalement dus à des erreurs de classification malgré le travail de l’équipe verte présente sur les lieux pour assister les participants dans le tri. Comme quoi l’objectif zéro-déchet n’est jamais facile à atteindre!


Pour ce qui est du volet zéro-carbone, l’équipe d’organisateurs a décidé de mesurer les émissions produites par la tenue de l’événement (6,51 tonnes d’équivalents CO2 ont été calculées) et de compenser en faisant l’achat de la plantation de 94 arbres auprès de Carbone Boréal1. Ce nombre correspond au programme « Préventif pour le climat » et permet de planter le double de ce qui est prévu pour une compensation régulière.


Pour terminer, je vous fournis ici les liens de quelques organisations rencontrées à l’événement et qui sauront peut-être vous intéresser!


http://www.foretmodeledulacsaintjean.ca/ Qu’est-ce qu’une forêt modèle? « Un laboratoire en milieu forestier qui permet de mener des activités de recherche et de développement en forêt pouvant mener à l’amélioration du bien-être des communautés qui en dépendent. »


http://www.dorigina.com/ Vous y trouverez des produits provenant directement de la flore de la forêt boréale québécoise : épices, produits de beauté et de santé, huiles essentielles, etc.


http://www.afsaglac.com/ L’Association forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean offre des activités d’éducation, de sensibilisation et d’information sur la forêt qui sont certainement exportables.


http://www.coopriviereauxsaumons.com/ Un modèle de gestion coopérative et durable de la forêt duquel s’inspirer!


Tommy Bureau